jeudi 7 novembre 2019

[GEEK LVL 36] : Amstrad & Sorcery

Je suis né en 1972, et je me considère comme chanceux d'avoir pu vivre en tant qu'adolescent cette période si fantasmée des années 80, et assister à la naissance, au développement ou la popularisation d'un certain nombre de phénomènes qui composent ce que l'on appelle communément la culture geek, dont  les jeux vidéos.

Comme beaucoup de jeunes de cette époque, j'ai fait mes premiers pas sur le jeu Pong, sur une console Atari gagnée à la kermesse du village. Mais c'est dans les années 80 et avec l'arrivée sur le marché des amstrad cpc qu'une partie significative de mon temps libre et de celui de mes copains s'est retrouvée consacrée aux jeux vidéos ☺
Le premier modèle que nous avons eu entre les mains était un CPC 464 et son lecteur de cassettes intégré dans le clavier, avant de pouvoir faire un bond technologique quelques années plus tard avec le CPC 6128 et son lecteur de disquettes.


Je pense qu'il est difficile pour quelqu'un grandissant dans notre société actuelle de se représenter ce que voulait dire jouer à l'époque. Mettre la cassette dans le lecteur, lancer une commande en BASIC pour démarrer le jeu, puis patienter 10 minutes en écoutant son lecteur ronronner avant de pouvoir enfin voir apparaître l'écran d'accueil du jeu. L'aventure commençait d'ailleurs en fait bien avant, puisque dans ce monde pré-internet, il fallait déjà avoir entendu parler du jeu, que ce soit par le bouche à oreille ou par la presse spécialisée, avant de se le procurer, souvent par correspondance pour les provinciaux que nous étions, par l'envoi par courrier d'un chèque accompagné d'un bon de commande découpé dans un numéro de Tilt... ou par échange de k7/disquette avec les copains dans la cour du collège.

La liste des jeux ayant fait mon bonheur est longue comme le bras : Bombjack, Fruity Franck, Boulder Dash, Commando, Green Beret, Gryzor, Cauldron, Barbarian, etc. Mais mon plus beau souvenir de jeu est sans conteste SORCERY (et sa suite SORCERY +), dont la k7 trône encore aujourd'hui fièrement sur mes étagères.


L'histoire en elle-même ne brille pas par son originalité. On y incarne un magicien qui doit délivrer ses huit collègues enlevés par un vil nécromancien. Mais c'est les mécanismes du jeu qui en font tout le piment. 
L'environnement de jeu est composé d'une quarantaine de tableaux reliés par des portes, dans lesquels le mage se déplace en volant. Se souvenir de leur disposition sera le premier défi à relever. Sachant que notre mage à une tendance naturelle à perdre de l'altitude, franchir certains passages étroits au-dessus de l'eau (dans laquelle toute chute est mortelle) nécessite aussi un peu de dextérité...

Chaque tableau est peuplé d'ennemis de différentes sortes, depuis les sorciers maléfiques qui arpentent le sol aux fantômes volants et traversants les murs, en passant par de bizarres créatures en forme d'œil ou de tête de sanglier. Ceux-ci n'ont de cesse de se ruer (très vite !) sur vous pour sucer votre jauge de vie, et il faut faire preuve de réflexes et de dextérité pour les éviter, ou faire un usage judicieux des armes à disposition. Il en existe plusieurs (fléau, hache, épée ou sort) mais chaque type de monstre n'est sensible qu'à un type d'armes (à l'exception du sort qui affecte tout le monde), arme qui est de plus détruite lors de son utilisation...  




C'est d'ailleurs la gestion des objets qui représente le plus gros défi du jeu. Car outre les armes, il existe d'autres objets (bouclier, couronne, coupe de vin, fleur de lys, etc.) qui sont utilisés généralement pour débloquer un accès, y compris les cellules de nos collègues. Sachant qu'il faut souvent tester un accès pour déterminer quel type d'objet l'ouvre (même s'il existe des indices...), que l'on ne peut transporter qu'un seul objet (arme comprise) à la fois, et que l'on ne peut pas abandonner un objet sans l'échanger contre un autre, cela implique de nombreux allers et retours et une bonne mémoire afin de ne pas perdre trop de temps, car ais-je oublier de le préciser, le temps disponible pour accomplir la mission est limité... 

Adresse, réflexes, mémoire et un peu de stratégie seront donc nécessaires pour venir à bout de SORCERY. Elu "Tilt d'or" en 1985, il n'a pour moi pas pris une ride et si installer un émulateur ne vous fait pas peur, je ne saurais que vous conseiller de franchir le pas ☺

mercredi 16 octobre 2019

[REALM OF CHAOS] : ze boss

Avec mon ost du chaos qui peu à peu prend forme, il me fallait décider de qui aller incarner le champion qui en prendrait la tête. Mon coeur balançait entre la superbe figurine d'élu de Slaanesh sur sa monture serpentine et celle de champion du chaos monté avec son allure dans le pur style deathdealer de Frazetta. C'est finalement cette dernière qui l'a emporté, et ainsi est né Wolofdeth, enfant béni des Dieux Noirs.

Wolofdeth


Pour la petite histoire, j'avais tout de suite craqué pour cette figurine à sa sortie, mais elle a ensuite passé plusieurs années (5 ou 6 au bas mot) sur mon plan de travail sans que je me décide à me lancer dans sa peinture. Et pour le coup je suis assez satisfait du résultat ☺

J'avais au printemps participé à une campagne Kickstarter portant sur les sculptures de la talentueuse Ana Polanscak du blog Gardens of Hecate, et l'une des figurines obtenue m'a tout de suite inspirée. Peut-être est-ce le fait qu'elle n'ait pas de bras, mais je l'ai tout de suite imaginé comme une sorte de héraut cauchemardesque. Homme-bête, démon ? Nul ne connaît l'origine de cette créature et encore moins son nom, mais elle précède toujours l'avancée des troupes de Wolofdeth en bondissant, glapissant vers le ciel son sinistre cri : "Tekeli-li, Tekeli-li !"

Tekeli-li, Tekeli-li !

vendredi 4 octobre 2019

[SPACE HULK] : Dark Angel / Deathwing


Dès sa sortie en 1989, Space Hulk a suscité en moi une véritable fascination. D'un côté l'élite de l'Adeptus Astartes, équipée des armures tactiques dreadnought "Terminator" produits par la technologie de l'Imperium, de l'autre les genestealers, machines à tuer biologiques tout droit issues de l'oeuvre de HR GIGER, les deux camps s'affrontant au sein de gigantesques épaves de vaisseaux dérivant dans l'espace. Un plateau de jeu modulable, des règles simples et efficaces, bref un must et sans doute, avec Blood Bowl, la plus grosse réussite de Games Workshop. J'en possède deux éditions du jeu, le jeu de cartes, et tous les jeux vidéos (y compris la première édition de 1993 sur disquettes ☺).

Seul bémol de la gamme, si les figurines de la dernière édition sont magnifiques, elles sont par contre de mon point de vue peu pratiques en jeu, et en faire coexister plusieurs sur des cases adjacentes relève souvent du Tetris cauchemardesque. Les vieilles figurines de terminators sont à ce niveau beaucoup plus pratiques, que ce soit celles de la boîte de jeu ou les vieux modèles en métal d'échelle plus réduite que les modèles actuels, et je me suis fixé comme objectif de mettre en peinture celles que je possède. Commencement avec les figurines plastiques de la V1, qui seront peintes aux couleurs de la Deathwing du chapitre des Dark Angels.



Il me faudra par contre un peu de custom ou de fouilles côté ebay pour pouvoir utiliser toutes les combinaisons d'armes possibles actuellement car la boîte de base ne permettait que le bolter ou le lance-flamme, les autres armes/personnages ayant été introduits dans les extensions que je ne possède malheureusement pas (encore ☺).

vendredi 23 août 2019

[WAR40K] : Dark Angel

Les Darks Angels et leur look de moine-soldat sont l'un des chapitres Astartes que j'apprécie plus particulièrement, notamment depuis la lecture du roman Le retour des anges et la description des ordres de chevalerie de Caliban. J'avais donc profité de la sortie de la boîte Dark Vengeance pour commencer à peindre quelques figurines de ce chapitre. Cependant, une fois de plus, j'ai préféré me conformer aux marquages d'origine tels qu'ils sont décrits dans l'un des vieux "white dwarf compendium" plutôt que d'appliquer le marquage "moderne". Le symbole de chapitre est jaune, celui d'escouade blanc, et l'aigle pectoral ainsi que les bordures d'épaulières varient selon la compagnie.



Ci-dessous donc la première figurine qui m'a servie à tester le schéma de couleur.

Frère Ephrael de la 4ème compagnie

vendredi 16 août 2019

[ROGUE TRADER] : CHAOS RENEGADES

Si les Astartes sont les parangons de l'humanité, leurs frères qui du temps de l'Hérésie ont choisi de suivre Horus en sont l'exact opposé. Et si les gammes actuelles les désignent comme "space marine du chaos", ils était plus justement initialement appelés "chaos renegades", symboles de déchéance, abjects et méprisables pour avoir renié leurs serments et bafoué leurs voeux envers l'Humanité et l'Empereur.
Les sculpteurs Michael Perry et Kevin Adams ont réussi à produire une série à la fois homogène et variée de figurines magnifiques, parfaite représentation à mon sens de guerriers affectés par leurs séjours dans le warp et l'adoration des dieux sombres, dont la diversité est encore accentuée par les mises en couleurs présentées dans les articles EavyMetal.

  

Bien que je possède plusieurs de ces figurines, je ne m'étais jamais lancé dans leur mise en peinture, ayant toujours trouvé que mon niveau en peinture ne me permettait pas de rendre justice à ces modèles dont la sculpture et le moulage moins précis que les modèles plastiques actuels guident moins le pinceau (enfin c'est mon avis). Après un gros travail de décomplexation ☺, je me suis finalement lancé, et j'ai choisi de commencer par les World Eaters, étant toujours plus à l'aise avec le rouge que les teintes pastels chères à Slaanesh. Le style est volontairement très old school.



J'ai d'ores et déjà attaqué la peinture des modèles suivants, tout en me remettant à fouiller sur les sites d'enchères pour dénicher certains modèles qui m'ont toujours fait rêver sans avoir jamais pu mettre la main dessus, tels les 0024 slaanesh riders ou chaos renegade riders...

lundi 27 mai 2019

[REALM OF CHAOS] : ost de Khorne

Ma petite bande affiliée à Khorne reçoit de nouveaux renforts, dont un premier de poids en la personne de l'emblématique figurine de Slambo et sa pose aux deux haches si caractéristique. A noter que je l'avais tout d'bord peinte dans une version un peu plus colorée avec des verts et jaunes, que j'ai "corrigée" afin de mieux l'intégrer dans le schéma des autres guerriers présentés précédemment.

Kiss my axes !

Tout comme Slambo, cette figurine d'homme-bête m'avait fait forte impression lorsque j'étais adolescent, avec son air malveillant et ses cornes formant la rune du dieu du sang. Quelques décennies plus tard, c'est donc un vieux rêve que je réalise en l'intégrant dans ma bande.

Gnni in in ! (ricanement malveillant)

Pour l'accompagner, une autre figurine du Pantheon of chaos de Knightmare miniatures.


Il y a sur l'établi de quoi atteindre le chiffre sacré des huit guerriers et des huit hommes-bêtes, maintenant il n'y a plus qu'à...